Publicité
7 février 2020 - 12:00

10M$ de "gaspillés"

Complexe aquatique: les élus d'Action Laval dénoncent "l’entêtement" de l’administration Demers

Par Salle des nouvelles

Lors du conseil municipal du 4 février dernier, l’administration de Marc Demers, après 18 mois du mutisme, a présenté un programme de compression des coûts pour le controversé complexe aquatique. Le groupe d'opposition Action Laval déplore ce qu'il qualifie volontiers d' "entêtement" de la part de l'équipe municipale.

"L’enjeu clé est l’entêtement du maire Demers à construire sur une fondation de forme circulaire, ce qui complique le tout et donne des maux de tête aux entrepreneurs en construction", explique les élus d'Action laval. Rappelons que ce projet, initialement chiffré à 58 M$, a vu ses coûts frôler les 100 M$.

10 M$ "gaspillés" à ce jour

À ce jour, 10 M$ ont été dépensés principalement pour les plans et devis ainsi que pour le coulage de la fondation. Compte tenu de l’annulation du contrat octroyé à des architectes et puisque que les fondations en place, qui ont coûté 3 M$, sont problématiques pour les éventuels entrepreneurs en construction, "les Lavalloises et les Lavallois se retrouvent devant rien", selon le groupe d'opposition.

Les élus de l'opposition craignent que les quelques entrepreneurs en construction majeurs soient hésitants à soumissionner pour ce projet hors normes. Pour eux, le budget de 60 M$ avancé pour la construction risque d’être encore une fois dépassé. De fait, ils proposent une solution: démolir les fondations circulaires et construire un bâtiment de qualité de forme plus conventionnelle, comme les autres complexes aquatiques au Québec.

Ils soulignent également le fait que, dans un rapport déposé en juin 2019, la vérificatrice générale Véronique Boily a sévèrement critiqué la gestion des grands projets.

45 M$ payés comptant et "démocratie bafouée"

Le conseil municipal a voté en faveur d’une résolution pour que la portion de 45 M$ de la Ville dans le cadre de ce projet soit payée comptant, afin d’éviter qu’un projet d’emprunt fasse l’objet d’un vote référendaire par les citoyens et soit ainsi légalement bloqué. Rappelons que les investissements en infrastructures sont systématiquement financés par des emprunts de l’ordre de 100 millions $ annuellement.

Les élus d’Action Laval déplorent que les 10 M$ ayant servi aux plans et à la construction des fondations soient perdus. Or, plutôt que de gaspiller encore indûment des millions de dollars simplement pour sauver les meubles, le principal groupe d’opposition à la Ville de Laval propose de repartir de repartir à zéro afin de bâtir un complexe conventionnel s’inspirant des modèles de Brossard et de Mascouche, qui ont respectivement coûté 39 M$ et 14 M$. Ce nouveau bâtiment coûterait 60 millions $, sans plus.

« Dans un rêve de grandeur, le maire s’est lancé à l’aveuglette dans ce projet sans d’abord faire ses devoirs. Mais qui donc fait couler des fondations avant de s’informer des coûts totaux des travaux? Poser la question, c’est y répondre. M. Demers est allé à l’encontre du bon sens en gaspillant 10 millions de dollars et continue allègrement sur cette voie. Ça sonne faux depuis le début », a affirmé Michel Poissant, chef du conseil d’Action Laval et conseiller municipal de Vimont.

« Comment pouvons-nous faire confiance à cette administration, qui ne respecte pas les cadres établis et qui jette l’argent des contribuables par les fenêtres comme si c’était de l’argent de Monopoly? », a quant à lui conclu David De Cotis, conseiller de Saint-Bruno et ancien vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Laval se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Laval collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.