Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Lettre ouverte

Les archivistes médicaux seront au rendez-vous pour accélérer le virage numérique en santé

durée 10h00
19 mars 2024
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Par Marie-Christine Demers, présidente de l'Association des gestionnaires de l’information de la santé du Québec (AGISQ) et Alexandre Allard, attaché aux communications et président sortant de l’AGISQ

Ces dernières années, le virage numérique tant attendu du réseau de la santé a tardé à pleinement se déployer – comme en témoigne encore l’omniprésence de la télécopie et des communications par support papier. Ainsi, nous ne pouvons que nous réjouir que le gouvernement du Québec ait débloqué cette semaine des sommes considérables dans son budget 2024-2025 pour s’attaquer à cette transition numérique qui doit notamment mener à une meilleure protection des données médicales des usagers.

Mardi, le ministre des Finances, M. Eric Girard, a annoncé un investissement de 900 M$ sur cinq ans pour accélérer ce virage numérique dans le réseau de la santé. Une partie sera d’ailleurs dédiée à la mise en œuvre du Dossier de santé numérique, qui vise la création d’un dossier provincial unique pour chaque patient. Un pas dans la bonne direction, qui doit maintenant s’accompagner de mesures concrètes pour que le virage remplisse ses promesses.

En tant qu’association représentant les archivistes médicaux du Québec, ces professionnels qui traitent, protègent et divulguent conformément aux lois et règlements en vigueur les renseignements de santé des Québécois, nous demandons au gouvernement de dédier une partie de ce financement pour favoriser la formation continue obligatoire de notre profession, qui s’effectue par le biais de notre association.

À nos yeux, la réussite du virage numérique et la création du dossier de santé unique passent aussi par la bonne formation des professionnels sur le terrain. Une accélération du virage numérique entraînera plusieurs bouleversements dans le quotidien des travailleurs du réseau. Ainsi, si nous souhaitons collectivement que nos données cliniques continuent d’être bien gérées et que leur protection soit renforcée, le gouvernement se doit d’investir dans la formation des archivistes médicaux pour qu’ils s’adaptent aux nouvelles réalités.

RÉFORME DE LA PROFESSION

La refonte de la classification des emplois dans le secteur public, annoncée dans le budget, mérite également d’être soulignée puisqu’elle pourrait, à terme, permettre l’actualisation de la profession d’archiviste médical. À cet égard, nous souhaitons vivement la création d’un nouveau corps d’emploi, soit celui de technicien en information clinique.

Au-delà des formalités, nous sommes d’avis qu’il est plus que temps que notre profession arrive au XXIe siècle. Le réseau a une soif de spécialistes de l’information clinique qui sont qualifiés pour interagir avec les données et en journaliser les accès — une richesse des temps modernes, mais qui fait aussi face à de nombreux défis de protection.  Les archivistes médicaux sont les experts tout désignés pour répondre à cette demande, ne reste qu’à remodeler notre profession pour que nous puissions le faire librement et adéquatement.

Par ailleurs, nous accueillons positivement l’élargissement du financement axé sur le patient aux secteurs de la chirurgie, de la médecine et de l’urgence, entre autres. Cette approche permet l’allocation des sommes aux établissements en fonction des patients traités via la collecte de données des archivistes médicaux. Cela favorisera l’équité dans le financement des soins entre les diverses régions, en plus d’améliorer la qualité des soins grâce à la gestion des données en continu par des archivistes médicaux.

Enfin, le budget du Québec laisse présager des améliorations notables dans le fonctionnement du réseau de la santé et des services sociaux et de ceux qui y œuvrent au quotidien. Les archivistes médicaux tendent maintenant la main au gouvernement pour l’épauler dans la mise en œuvre de ces diverses mesures annoncées dans le budget. La transformation du réseau est informationnelle et seule la technologie sera insuffisante. Le réseau a besoin de main-d'œuvre impliquée et experte en gestion de la l'information clinique pour réussir sa transition.

commentairesCommentaires

0

Pour partager votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


durée Hier 14h00

Virginie Dufour se démarque lors de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

Virginie Dufour, députée de Mille-Îles, a représentée l’Assemblée nationale du Québec avec ses collègues Madwa-Nika Cadet (Bourassa-Sauvé) et Jennifer Maccarone (Westmount–Saint- Louis), lors la 49e session de l’assemblée des parlementaires de la Francophonie qui s’est tenue à Montréal du 5 au 9 juillet. L’APF regroupe 95 parlements ...

11 juillet 2024

Le Canada signe un «pacte de glace» avec la Finlande et les États-Unis

De hauts responsables des gouvernements canadien et américain affirment qu'un nouvel accord trilatéral avec la Finlande aidera les alliés à construire des brise-glaces pour protéger l'Arctique. Le «pacte de glace», comme on l’appelle, vise à renforcer les capacités de construction navale des trois pays afin de dissuader les ambitions russes et ...

10 juillet 2024

Loi 21: le juge Mahmud Jamal accepte la demande de Québec de se récuser

Le juge de la Cour suprême du Canada Mahmud Jamal a accepté de se récuser dans le dossier de la contestation judiciaire de la loi 21 sur la laïcité de l’État, comme le demandait le procureur général du Québec. Dans une lettre datée de mardi, rapportée d'abord dans les médias de Québecor, le juge Jamal soutient qu'il n'existe «aucun fondement ...