Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Financement fédéral des langues officielles au Québec

Le Bloc Québécois dénonce les milliards $ engloutis pour l’anglicisation du Québec

durée 17h00
26 mars 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Alors que les Québécois constatent l’anglicisation rapide du grand Montréal et s’inquiètent du déclin marqué du français dans leur région, le porte-parole du Bloc Québécois en matière de langues officielles, Mario Beaulieu, dénonce avec vigueur le fait que plus de 2 milliards $ ont été accordés aux établissements et aux groupes d’intérêt anglophones du Québec depuis près de 30 ans, soit plus de 60 millions $ en moyenne par année.

De passage à Laval à l’école Mont-De-La Salle pour échanger avec des citoyens, le député de La Pointe-de-l’Île, seul élu bloquiste à Montréal, a dévoilé des parties de l’étude qu’il a réalisée et intitulée « Quand la politique linguistique fédérale conduit à financer l’anglicisation du Québec », publiée en novembre dernier.

« Ça dépasse l’entendement. Tous sont d’accord pour affirmer que la seule langue qui soit menacée au Québec et dans nos régions, c’est le français, mais malgré tout, le fédéral a distribué 2,08 milliards de nos taxes et impôts depuis 1995 en appui aux communautés anglophones du Québec dans le cadre de la Loi sur les langues officielles », a affirmé Mario Beaulieu.

L’étude exhaustive a été réalisée à partir des comptes publics du Canada, notamment au niveau des budgets pour le développement des communautés d’expression anglaise, de la mise en valeur du bilinguisme et de l’enseignement de l’anglais langue seconde, du fonds d’appui à l’accès à la justice et des contributions pour les langues officielles en santé.

« C’est scandaleux! Près de 94 % du budget au Québec relié à la Loi fédérale sur les langues officielles sert à angliciser le Québec et ses régions, alors que ces sommes devraient plutôt être investies dans la francisation, dans la promotion du français, dans le français au travail, dans la culture en français ou distribuées aux régions selon leurs besoins. De plus, une partie de ces sommes sert à financer des organismes qui contestent certaines lois légitimes du Québec comme la Charte de la langue française », s’est insurgé M. Beaulieu.

Alors que des études démontrent une chute dramatique en quelques années du nombre de Lavallois qui parlent le plus souvent français à la maison, monsieur Beaulieu exige qu’on cesse ce gaspillage de fonds publics du fédéral, qui contribue également à angliciser la région de Laval et l’ensemble du Québec. « C’est une aberration. Ottawa devrait transférer ces budgets pour le français au Québec, qui devrait être le seul maître d’œuvre de sa politique linguistique », a conclu monsieur Beaulieu.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 mars 2026

Un « bon budget », mais encore trop peu d'investissements pour Laval

Le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, a déposé le budget 2026-2027 le 18 mars dernier. Le lendemain, le maire de Laval, Stéphane Boyer, a rapidement exprimé ses impressions par voie de communiqué, particulièrement sa déception en ce qui concerne les investissements prévus pour sa ville. Il reconnaît que « dans le contexte actuel, où ...

Publié le 20 mars 2026

François Legault va rester député jusqu'aux prochaines élections

François Legault entend compléter son mandat de député de L’Assomption après avoir cédé les rênes de la Coalition avenir Québec à son successeur le 12 avril prochain. «Pour lui, c’est d’abord une question de responsabilité envers ses citoyens: il ne voulait pas que les gens de L’Assomption se retrouvent sans député en cours de mandat. Il voit ...

Publié le 19 mars 2026

Action Laval déplore le sous-financement persistant de Laval

Depuis sa présentation par le gouvernement du Québec le mercredi 18 mars en après-midi, le budget 2026 fait réagir. Le parti Action Laval tient à partager ses commentaires sur cet exercice financier au lendemain de son dévoilement par le ministre des Finances, Éric Girard.  « Nous déplorons le sous-financement persistant de Laval. Après cinq ans ...