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Publicités visant les mineurs : les bars plus délinquants que jamais

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26 mars 2013
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Par Emmanuel Delacour\Agence QMI
LAVAL - 

Les bars qui utilisent des publicités à caractère sexuel ou visant les mineurs sont vertement critiqués par le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcooliques dans son rapport annuel, publié lundi.

 

Selon le Conseil, les propriétaires de bars sont portés à récidiver en matière de promotion, dégradante et de comportements «sans scrupules».

«Les brasseurs ont constaté que la publicité sexiste ou à contenu sexuel ne fonctionnait plus vraiment, a indiqué Me Claude Béland, président du Conseil. Toutefois, les propriétaires de bar font face à une farouche compétition, et certains d’entre eux manquent à l’éthique pour attirer de la clientèle.»

Depuis que le Conseil d’éthique de l’industrie québécoise des boissons alcoolisées a été créé par Éduc’alcool, il y a six ans, le nombre de plaintes à l’endroit des producteurs a diminué. Malheureusement, la situation est inverse en ce qui concerne les bars de la province.

Le bar Fuzzy de Laval, qui a fermé ses portes l’an dernier, a été particulièrement condamné par le Conseil. L’organisme a reçu des plaintes concernant un concours dégradant envers les femmes.

L’établissement lavallois avait fait la promotion sur sa page Facebook d’une soirée lors de laquelle la clientèle féminine était invitée à monter sur une scène et imiter une fellation sur un phallus en plastique.

D’autres blâmes ont été jetés par la Commission à nombreux bars du Québec. Parmi les principales offenses figurent le plus souvent des publicités visant les mineurs.

«Certains établissements ont fait de la promotion dans des cégeps, sans le consentement de la direction et en indiquant des rabais pour les étudiants», a expliqué Me Béland. D’ailleurs, neuf bars montréalais et six de la région de Québec sont réprimandés par le Conseil pour avoir offert de l’alcool à des clients visiblement intoxiqués.

«Nous ne nous faisons pas défenseurs de la prohibition, mais les vendeurs d’alcool ont une responsabilité à l’égard de leur clientèle, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils doivent détenir un permis. Offrir de l’alcool à quelqu’un qui est déjà intoxiqué est un manquement à ces responsabilités», a dit Me Béland.

 

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