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Un élu avoue tout

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17 avril 2013
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Par Ghislain Plourde
LAVAL - 

Un membre du conseil municipal, rencontré par les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), a confirmé, à L’Écho de Laval, avoir reçu une enveloppe d’argent en échange d’un don de 1 000 $ pour le parti PRO des Lavallois.

Cette déclaration de l’élu aux enquêteurs de l’UPAC, faite dans les derniers jours, vient rajouter du poids aux nombreuses rumeurs concernant le financement de l’ancien parti politique qui a régné sur le conseil municipal durant près de 30 ans.

Le conseiller a indiqué aux policiers que ce stratagème s’est reproduit à quelques reprises.

«Le même manège s’est fait de 2007 à 2011. Je croyais bien faire, c’est très innocemment que j’ai accepté, je ne connaissais rien aux prête-noms. J’ignorais que je faisais quelque chose de mal, a-t-il confié à L’Écho de Laval. Maintenant, je comprends qu’il pouvait s’agir de blanchiment d’argent.»

Le membre du conseil municipal devrait comparaître, dans les prochaines semaines, devant les caméras à la commission Charbonneau.

Ses propos rejoignent ceux tenus par l’ex-conseillère et membre du comité exécutif Monique Gauthier, filmée à son insu par l’équipe de l’émission Enquête et diffusée en décembre dernier.

La commission à Laval jusqu’à l’été?

C’est du moins ce que l’on peut croire lorsqu’on jette un coup d’oeil sur les citations à comparaître (subpoena) acheminées aux témoins potentiels lavallois. Sur l’un des documents, dont L’Écho de Laval a obtenu copie, il est indiqué que les destinataires doivent se rendre disponibles à «comparaître personnellement devant les commissaires, sous peine d’outrage au tribunal entre le 11 mars et le 21 juin 2013».

Le document, rédigé à la fin février, n’indique pas nécessairement que le destinataire sera convoqué devant la juge France Charbonneau et les commissaires, à moins que les informations livrées soient pertinentes à l’avancement des travaux de la commission.

Au moins deux des témoins rencontrés jusqu’ici ont confié à L’Écho que la rencontre avec les enquêteurs, durant en moyenne 60 minutes, portait essentiellement sur la question des prête-noms.

 

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