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Le taux de diabète explose sur l’île Jésus

Selon le chef de médecine préventive de l’ASSS, le nombre de Lavallois atteints du diabète augmente à un rythme inquiétant.
Photo: Photo archives / Agence QMISelon le chef de médecine préventive de l’ASSS, le nombre de Lavallois atteints du diabète augmente à un rythme inquiétant.
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Entre 2000 et 2008, le nombre de diagnostics de diabète a presque doublé à Laval et l’avenir est peu prometteur. Une situation qui inquiète beaucoup l’Agence de santé et des services sociaux de Laval (ASSSL).

En 2000-2001, ce sont 14 000 Lavallois, soit un sur 18, qui vivaient avec le diabète. Selon les dernières données recueillies par l’ASSSL, ce nombre a atteint 25 000 en 2008-2009, soit une personne sur 12.

De plus, si la tendance se maintient, les experts prévoient qu’au moins 41 000 Lavallois seront diagnostiqués avec cette maladie chronique d’ici 2017, avec plusieurs milliers d’autres atteints sans le savoir.

«Il y a six nouveaux diagnostics de diabète par jour à Laval, ce qui est assez impressionnant, explique le Dr Mark-Andrew Stefan, chef de médecine préventive de la Direction régionale de santé publique de l'ASSSL. Ça représente un nouveau diagnostic aux quatre heures, ce qui n’est pas rien.»

Hommes à risque

Selon l’étude publiée par l’Agence, ce sont les hommes qui sont nettement plus à risque que les femmes de développer le diabète. En effet, la situation actuelle peint un portrait peu prometteur pour les Lavallois : un homme sur quatre, âgé de 65 à 74 ans, est diabétique, tandis qu’un homme sur trois, ayant plus de 75 ans, est atteint de la maladie.

Selon le Dr Stefan, ce sont des facteurs biologiques et comportementaux qui expliquent le plus haut taux de diabète chez la gent masculine.

«D’abord, les hommes ont tendance à avoir des habitudes de vie moins santé que les femmes. Ceux-ci sont moins nombreux à manger suffisamment de fruits et de légumes que les femmes […] ce qui explique en partie que 60 % des Lavallois ont un surplus de poids comparativement à seulement 40 % chez les Lavalloises, explique le chef de médecine préventive.

Du point de vue biologique, les corps d’hommes ont plus tendance à déposer un surplus de poids sur l’abdomen. Cette accumulation est un facteur de risque important en soi pour des maladies cardiaques et le diabète.»

Prévention

Sans un changement important dans les habitudes de vie des Lavallois, l’Agence avertit que la situation pourrait s’empirer encore plus rapidement dans les années à venir.

Le Dr Stefan indique aussi que des suivis réguliers avec un médecin afin de déceler un état prédiabétique sont de rigueur. Selon lui, il y aurait présentement près de 50 000 Lavallois qui sont à risque de développer la maladie chronique dans les 10 prochaines années.

«Il faut que tous connaissent leurs risques d’être atteints du diabète. Il faut aussi qu’ils changent leurs habitudes de vie afin d’intégrer plus d’activités physiques au quotidien», conclut le docteur.

 

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