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Elle retrouve ses dents grâce à L’Écho de Laval

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Diane Vinet sourit à pleines dents. Après qu’un reportage de L’Écho de Laval eût révélé que la Lavalloise s’était arraché elle-même des dents pour soulager une douleur, un dentiste lui a offert gratuitement une bouche pleine de dents neuves.

Le 7 novembre dernier, L’Écho rapportait que Mme Vinet, incapable de trouver un dentiste pouvant la soigner à un coût abordable, avait pris les grands moyens pour se libérer du mal qui l’assaillait depuis des mois. Elle a pris une paire de pinces et a tenté de s’arracher les trois dents qui lui restaient.

Ayant pris connaissance du sort de la Lavalloise, le dentiste Philippe Villeneuve a trouvé inacceptable le fait qu’une personne doive souffrir ainsi pour arrêter la douleur.

Ainsi, le 7 mars dernier, il lui a installé gratuitement une bouche pleine de prothèses dentaires. Une procédure d’une valeur d’environ 40 000 $, a révélé le dentiste.

«Nous avons lu son histoire et elle faisait vraiment pitié, donc sa cause nous a tout de suite tenu à cœur, confie le professionnel qui dit faire au moins une opération pro bono par année. La procédure a été longue, mais elle a super bien été.»

Il aura fallu trois opérations pour réussir le coup, dont la dernière qui a duré près de trois heures. Les travaux étaient très délicats, car des morceaux de dents étaient demeurés logés dans les gencives de la Lavalloise lorsqu’elle s’était improvisée dentiste.

«Au début, c’était vraiment l’enfer à cause de l’état de la bouche de Mme Vinet, on est vraiment partis de loin», indique M. Villeneuve, dont le cabinet se situe à Sainte-Anne-des-Plaines.

Pour Mme Vinet, la générosité de M. Villeneuve était un don inattendu. Maintenant, elle apprécie toutes les petites facettes de la vie dont elle ne pouvait pas profiter sans dents.

«J’ai mangé ma première pomme depuis deux ans! C’est vraiment le fun, s’est-elle exclamée. Je pourrai maintenant sourire et manger à mon goût.»

Coûts dentaires inabordables

Les problèmes de la résidente de Laval-des-Rapides ont commencé en 2011, lorsqu’elle s’est mise à avoir très mal aux dents. Elle a donc fait la visite de plusieurs cabinets de dentiste afin de recevoir un traitement.

Or, Mme Vinet vit de ses prestations de la CSST depuis un accident de travail survenu il y a quelques années, et n’a pas d’assurances. Assumer des frais dentaires «beaucoup trop élevés» est donc impossible, avait-elle dit.

«Ce n’est pas parce que je ne veux pas payer, a-t-elle précisé à L’Écho en 2012. Mais le dentiste le moins cher que j’ai trouvé est bien trop cher pour moi. Surtout qu’après ça, il va falloir payer pour la prothèse.»

La Lavalloise fait toujours circuler une pétition en ligne au sujet des coûts «exorbitants» des dentistes.

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