Grandes îles : la mise en réserve prolongée de deux ans
Sauvons nos trois grandes îles se réjouit de la reconduction de la mise en réserve des îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches.
La mise en réserve des îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches, situées dans la rivière des Mille Îles, a été reconduite pour deux ans, a annoncé le 3 juin le ministère du Développement durable.
La mise en réserve décrétée en 2012 venait à échéance en juin 2014 et la prolongation prendra fin en juin 2016. Au terme de cette période, la mise en réserve ne pourra pas être renouvelée une seconde fois.
L’organisme Sauvons nos trois grandes îles se réjouit de cette reconduction.
«Le renouvellement de la mise en réserve indique la direction vers laquelle il faut tendre, soit réaliser, à l’intérieur des deux prochaines années, la protection entière des trois grandes îles», a exprimé l’organisme par voie de communiqué.
Sauvons nos trois grandes îles réclame que le gouvernement fasse l’acquisition des îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches de l’archipel Saint-François.
«La visée du décret de 2012 était d’augmenter le nombre d’aires protégées sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal et une étude exposant la haute valeur écologique démontre la pertinence de protéger les trois grandes îles», ajoute Huguette Larochelle, présidente de l’organisme, qui souhaite voir les trois îles être incluses dans la Trame verte et bleue du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD).
«Un poumon à préserver»
Aux dires de la députée provinciale de Mille-Îles et ministre de la Famille, des Ainés, de la Lutte à l’intimidation et responsable de Laval, Francine Charbonneau, le dossier des trois grandes îles a toujours été au cœur de ses préoccupations et celles de ses collègues libéraux lavallois.
Elle admet que les 24 prochains mois seront cruciaux.
«C’est un poumon que l’on veut préserver. Il est difficile, à ce stade, de définir le plan de match. La solution réside dans une action concertée des trois paliers de gouvernement», a-t-elle confié en entrevue à L’Écho de Laval, le 5 juin dernier.
La ministre Charbonneau ne s’octroie pas un rôle plus significatif dans la reconduction de la mise en réserve.
«Le dossier n’est pas tombé entre deux chaises. Le processus de reconduction s’est fait durant le changement de gouvernement et je dois admettre qu’il y avait une volonté commune de tous les acteurs politiques d’y aller avec un processus de reconduction», ajoute-t-elle en parlant de Nicole Léger, ancienne ministre responsable de Laval, des députés libéraux et des ex-députés péquistes.
Francine Charbonneau a confié n’avoir ni rencontré ni discuté avec les propriétaires des grandes îles avant l’annonce de la reconduction et elle ignore si ses collègues du ministère du Développement durable et de l’Environnement l’ont fait.
«La solution en sera une gagnante pour toutes les parties impliquées. Le gouvernement provincial mettra l’argent nécessaire, mais n’achètera pas à crédit», a-t-elle conclu.
Avec la collaboration de Ghislain Plourde
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