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9 janvier 2015 - 06:14

Tout part d'une bonne nuit de sommeil : l'influence de la qualité du sommeil sur la performance scolaire des enfants

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Pas toujours facile de mettre au lit à une heure régulière des enfants qui vont à l'école. Mais une étude réalisée par des chercheurs de l'Université McGill et de l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal, révèle que l'effort en vaut vraiment la peine. En effet, les chercheurs ont découvert qu'une bonne nuit de sommeil est liée à une meilleure performance en mathématiques et en langues, des matières considérées comme de solides facteurs prédictifs du succès de l'apprentissage et de la réussite scolaire.

Dans un article publié récemment dans la revue scientifique Sleep Medicine, les chercheurs ont indiqué que l'« efficacité du sommeil » est associée à une meilleure performance scolaire dans ces matières clés. L'efficacité du sommeil est un indicateur de la qualité du sommeil qui compare la durée réelle du sommeil et le temps passé au lit.

Si d'autres études avaient établi un lien entre le sommeil et la performance scolaire en général, les scientifiques montréalais ont examiné l'incidence de la qualité du sommeil sur les notes inscrites au bulletin dans certaines matières en particulier. Résultat : les enfants chez qui ont avait observé une plus grande efficacité du sommeil ont obtenu de meilleures notes en mathématiques et en langues, mais aucun changement n'a été constaté dans leurs résultats en sciences et en arts.

« Nous croyons que les fonctions exécutives (les capacités intellectuelles participant à la planification, à l'attention et à l'aptitude à accomplir plusieurs tâches de front, par exemple) sous-tendent l'impact du sommeil sur la performance scolaire, et ces capacités sont plus importantes en mathématiques et en langues que dans d'autres matières », explique Reut Gruber, la pédopsychologue clinique qui a dirigé cette étude.

Les mauvais résultats scolaires sont un problème courant et sérieux qui touche de 10 à 20 % des enfants. « Un sommeil de courte durée ou de mauvaise qualité est un important facteur de risque de mauvaise réussite scolaire souvent ignoré », affirme la professeure Gruber.

L'équipe de chercheurs de Reut Gruber, en collaboration avec la Commission scolaire Riverside de Saint-Hubert, au Québec, a étudié les habitudes de sommeil de 75 enfants en bonne santé âgés de 7 à 11 ans. Leur sommeil nocturne était surveillé par actigraphie, une méthode qui évalue le sommeil par un dispositif semblable à une montre-bracelet qui enregistre les mouvements effectués par l'enfant lorsqu'il dort. « Nous avons calculé la moyenne des données sur cinq jours pour connaître la structure habituelle du sommeil chez les enfants, puis nous avons établi une corrélation avec le bulletin de notes », explique Reut Gruber, chercheuse à l'Institut Douglas et professeure au Département de psychiatrie de l'Université McGill.

Message à retenir pour les parents

Ces résultats montrent l'importance de reconnaître les problèmes de sommeil qui, autrement, pourraient passer inaperçus, affirme la professeure Gruber. Cela ne signifie pas que les parents doivent se précipiter dans une clinique du sommeil pour y faire évaluer leur enfant, mais souligne plutôt la nécessité, pour les pédiatres, d'inclure des questions sur le sommeil dans le cadre des examens médicaux de routine, ajoute-t-elle.

« Je crois que de nombreux enfants ont des problèmes de sommeil dont personne ne soupçonne l'existence », affirme la chercheuse. « Et si le pédiatre ne pose pas de questions à ce sujet, personne ne peut savoir qu'il y a effectivement un problème. Le dépistage régulier d'éventuels problèmes de sommeil est particulièrement important chez les enfants qui éprouvent des difficultés en mathématiques, en langues ou en lecture. »

Cette étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada.

SOURCE Institut universitaire en santé mentale Douglas

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  • Intéressant de découvrir que le 12 janvier 2015 le McGillReporter a reproduit cet article, « Tout part d’une bonne nuit de sommeil », mais sous le nouveau titre « Children who get their ZZZZZZs have better chance at getting A’s », signé par Cynthia Lee, traduit en anglais (http://publications.mcgill.ca/reporter/2015/01/children-who-get-their-zzzzzs-have-better-chance-at-getting-as-in-classroom/). Le Reporter ne mentionne pourtant pas que « Children who get their ZZZZZZs » est une traduction. Dans les deux articles, paragraphe après paragraphe, les idées se reflètent de façon évidente.

    yelena - 2015-01-21 22:58