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La parité menacée par l'austérité à Laval

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21 janvier 2015
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Fanny Arnaud
Par Fanny Arnaud, Journaliste
Plus de besoins et moins de moyens.
 
C'est à cette équation que dit devoir faire face la la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) qui lutte au quotidien pour l'égalité hommes-femmes.
 
"On recule de dix ans en matière de capacité d'action" regrette Marie-Eve Surprenant, coordonnatrice de la TCLCF.
 
La mission de ce groupe communautaire est de défendre les droits des femmes. 
 
Parmi ses membres, on trouve notamment le Centre de prévention et d'intervention pour les victimes d'agression sexuelle, le Centre des femmes de Laval, ou encore la Maison de Lina qui héberge les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants.
 
Une clientèle plus fragile
 
Mme Surprenant dit qu'au cours des derniers mois, les groupes membres de la TCLCF ont vu la situation de leur clientèle se détériorer.
 
Selon elle, les mesures d'austérité exacerbent les discriminations à l'égard des femmes.
 
"Les groupes doivent refuser des femmes car la clientèle a explosé et les ressources diminuent", dit-elle.
 
Par exemple, elle explique qu'à Laval les trois maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence doivent refuser près d'une personne sur deux. Quant au Centre de prévention et d'intervention pour les victimes d'agression sexuelle, il affiche une liste d'attente de huit mois.
 
"Ça donne une idée du nombre de femmes qu'on ne peut pas aider", dit-elle.
 
Des finances incertaines
 
Au 1er janvier dernier, la TCLCF a du se séparer de deux de ses quatres employées pour des raisons financières. Et, d'ici l'été prochain, il pourrait ne rester qu'une personne à temps partiel.
 
Mme Suprenant dit que la plupart de leurs ententes de financement se terminent le 31 mars  2015 et que rien ne laisse entendre qu'elles seront renouvelées.
 
"Ce qui nous inquiète est le silence du Gouvernement sur la volonté de maintenir un plan d'action pour l'égalité entre les sexes", dit-elle.
 
Elle ajoute que la majorité de leurs financements sont gérés par le Conseil régional des élus (CRÉ) qui pourrait être amené à disparaître.
 
Mme Surprenant dit être habituée à faire face à la précarité financière mais que si ce flou perdure, la TCLCF qui existe depuis plus de 25 ans pourrait mettre la clef sous la porte dans l'année qui vient.
 
"Nos membres sont inquiets, indignés et en colère face au Gouvernement et aux mesures d'austérité", dit-elle.
 
 
 

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