Publicité
17 février 2015 - 17:00

Le Conseil du statut de la femme ne sera plus représenté à Laval

Fanny Arnaud

Par Fanny Arnaud, Journaliste

Le Conseil du statut de la femme (CSF) a annoncé mercredi dernier la fermeture de ses bureaux régionaux, faute de budget. 

En plus du bureau de Montréal, qui gérait notamment la région de Laval, ce sont les bureaux de Saguenay, Rouyn-Noranda et Québec qui vont fermer leurs portes.

La responsable des régions de Laval, Laurentides et Lanaudière, Josée Camarra, quittera son emploi le 31 mars prochain.

Pour Marie-Eve Suprenant, coordinatrice de la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF), il s'agit d'un nouveau coup dur pour la défense des droits des femmes.

"Ça continue à affaiblir le mouvement des femmes et notre capacité à intervenir", dit-elle.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a également fait savoir son mécontentement.

"Les mesures d'austérité entraînent ainsi un système à deux vitesses entre les grands centres et le reste de la province", a fait savoir la vice-présidente du SFPQ, Denise Boileau.

Québécoises

Le CSF est un organisme gouvernemental qui veille à promouvoir et à défendre les droits et les intérêts des Québécoises.

La représentation régionale permet la mise en oeuvre des politiques gouvernementales en région mais aussi le recueil des besoins du milieu.

"Le personnel dans ces bureaux régionaux sont les yeux et les oreilles du CSF pour s'assurer que ses avis, ses recherches et ses mémoires reflètent la réalité des femmes partout sur le territoire québécois", a dit Mme Boileau.

Ainsi, pour Mme Suprenant, ces coupures ont des impacts directs sur les actions de la TCLCF.

"Ça signifie moins d'expertise sur le terrain en appui à notre travail", dit-elle.

"C'est un membre de moins dans notre organisation."

 

 

 

 

 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





L'Écho de Laval se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, L'Écho de Laval collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.