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Inquiétudes de la Commission scolaire : Enbridge réagit à la lettre de Mme Lortie

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24 février 2015
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Fanny Arnaud
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Par Fanny Arnaud, Journaliste

Enbridge n'a pas tardé à réagir aux inquiétudes de la Commission scolaire de Laval qui, dans une lettre du 5 février adressée à l'Office nationale de l'énergie (ONÉ), regrettait que le pipeline passe près de trois écoles et demandait quelles étaient les mesures de sécurité envisagées.

Parmi les destinataires en copie se trouvait Enbridge.

Pour Éric Prud'Homme, le porte-parole de l'entreprise, la sécurité des enfants est une préoccupation pour tous, mais il ajoute qu'il faut comprendre "les rôles et responsabilités de chacun".

Construction

Il affirme que si le pipeline passe à proximité d'écoles, c'est qu'il y a été autorisé.

"Il faut bien comprendre qu'une entreprise ne peut pas mettre un pipeline en terre de façon unilatérale, il y a eu une approbation de l'ONÉ", dit-il.

Le pipeline a été construit en 1975, les écoles Fleur-Soleil, Hébert et L'Escale étaient donc déjà là puisque, selon les données de la Commission scolaire, elles ont été construites respectivement en 1958, 1959 et 1961.

Il ajoute qu'Enbridge a toujours privilégié un corridor qui avait le moins d'impact sur les gens et l'environnement, mais que la répartition de la population sur le territoire avait changé au cours des 40 dernières années.

Pour cette raison, selon lui, de nombreuses mesures de sécurité sont mises en place par l'entreprise.

Sécurité

M. Prud'Homme souligne également que si une école devait être évacuée, il en relèverait de la Ville et non d'Enbridge.

"C'est aux autorités locales et non à une entreprise privée de délimiter un périmètre de sécurité ou de décider de l'évacuation de personnes, notre rôle est de s'assurer qu'ils ont l'information", explique-t-il.

Il ajoute qu'à ce titre, Enbridge réalise régulièrement des exercices avec les premiers répondants.

Réponse

M. Prud'Homme dit que la Commission scolaire de Laval est la seule commission scolaire a avoir exprimé cette inquiétude et qu'une réponse lui serait acheminée sous peu.

Parmi les destinataires en copie de la lettre se trouvaient également la présidente du Bureau de la sécurité des transports du Canada, le président de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, la ministre responsable de la région de Laval, les députés fédéraux et provinciaux de Laval ainsi que le maire de la Ville.

À l'heure de publier cet article, aucun n'avait encore fait connaître sa réponse à cette lettre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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