Nous joindre
Publicité

La Ville de Laval s'oppose au projet Énergie Est

Marc Demers, maire de Laval, entouré de Steven Guilbeault, co-fondateur et porte-parole d’Équiterre, Pierre Lussier, directeur de Jour de la Terre Québec, Patrick Bonin, directeur climat de Greenpeace, et d’autres opposants au projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada.
Photo: Courtoisie Ville de Laval

Marc Demers, maire de Laval, entouré de Steven Guilbeault, co-fondateur et porte-parole d’Équiterre, Pierre Lussier, directeur de Jour de la Terre Québec, Patrick Bonin, directeur climat de Greenpeace, et d’autres opposants au projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada.

Le maire de Laval, Marc Demers, accompagné de citoyens et de leaders du domaine environnemental, a rencontré la presse la semaine dernière pour présenter le mémoire déposé à la Commission de l’environnement de la Communauté métropolitaine de Montréal dans le cadre d’une consultation sur le projet Énergie Est.

Le document est sans équivoque : la Ville de Laval s’oppose à ce projet, non seulement sur son territoire, mais dans son intégralité. Le maire en a d’ailleurs appelé à une vaste mobilisation du monde municipal, des citoyens et de la société civile contre ce projet « Nous avons le pouvoir de bloquer cet oléoduc et de faire reculer ses promoteurs », a déclaré le maire Demers.   

Le tracé final de l’oléoduc sur le territoire lavallois n’est toujours pas connu, mais les plans à l’étude prévoient que l’ouvrage traversera l’île Jésus dans sa partie est. L’oléoduc franchirait donc les deux rivières qui bordent Laval – des Mille Îles et des Prairies –, la zone agricole et deux quartiers résidentiels, l’un au nord et l’autre au sud.

Les autorités lavalloises ont rencontré les représentants de la société TransCanada au cours du mois d’août à ce sujet, mais ces derniers n’ont pas été en mesure de répondre aux questions de la Ville.

« Notre principal souci, c’est la sécurité de nos citoyens et la protection de l’environnement, et plus particulièrement en ce qui concerne les risques de déversement dans nos cours d’eau », a déclaré M. Demers.

De récents événements démontrent en effet que malgré les promesses et les engagements des entreprises exploitantes, des accidents liés aux oléoducs se produisent fréquemment et causent des sinistres humains et environnementaux dont les impacts sont majeurs. Marc Demers précise : « Des problèmes graves se produisent par centaines sur les oléoducs existants. Devant de tels risques, il s’avère injustifiable de permettre ce projet. La sécurité des personnes prime sur le reste et nous ne permettrons pas de mettre la santé et la vie de nos citoyens en danger. »

Dans son mémoire, la Ville de Laval fait aussi état d’une préoccupation plus large entourant l’implantation d’oléoducs. Pour Laval, de telles infrastructures s’inscrivent dans un modèle économique auquel Laval n’adhère pas puisqu’il prône l’utilisation des combustibles fossiles, donc non renouvelables. Marc Demers explique : « Notre philosophie de développement est connue, nous y croyons, et elle ne va pas dans la direction des énergies fossiles. »

Il rappelle que la Ville de Laval préconise plutôt une vision basée sur le développement durable, la diminution des gaz à effets de serre, la réduction de la dépendance à l’automobile, particulièrement en mode solo, la mobilité active des citoyens, l’électrification des transports, la mise en place de mesures efficaces d’économie d’énergie et le développement des énergies vertes renouvelables.

Présent aux côtés du maire Demers, Steven Guilbeault, membre fondateur et directeur principal d’Équiterre, s’est réjoui de cette position. « Je tiens à saluer le leadership du maire Demers qui, à l’aube de la Conférence de Paris sur le climat, reconnaît que notre développement ne passe plus par les combustibles fossiles », a-t-il déclaré. « Nous nous réjouissons de cette position de la Ville de Laval et nous souhaitons qu’encore plus de municipalités touchées emboîtent le pas », a ajouté M. Guilbeault.

Le maire Demers a aussi fait appel au monde municipal, aux citoyens et à tous les regroupements qui s’objectent à ce projet. « Ensemble, nous avons le pouvoir de changer les choses. Même s’il s’agit d’un projet qui dépasse les limites de notre municipalité, je suis persuadé que c’est possible d’influencer les décisions », a affirmé le maire de la troisième ville en importance au Québec.

Le maire de Laval a d’ailleurs invité tous les opposants au projet Énergie Est à adhérer au mouvement lancé par Laval en manifestant leur intérêt par courriel (cliquez ici). 

Au cours des prochaines semaines, la Ville de Laval compte entreprendre avec ses alliés un plan d’action pour freiner le projet d’oléoduc. Le maire de Laval espère notamment convaincre les autres municipalités de lui emboîter le pas.

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer
SociétéPublié le 24 septembre 2026

Les bienfaits de l'exercice physique face à un cancer

La pratique d'une activité physique structurée chez les patients atteints d'un cancer est associée à une amélioration de la survie et à une réduction du risque de récidive, allant donc bien au-delà des soins de soutien et des traitements symptomatiques, rapporte une nouvelle méta-analyse taïwanaise. Ces résultats s'inscrivent dans le ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Le taux de fécondité a légèrement augmenté au Québec en 2025

Le nombre de naissances d'une année à l'autre a augmenté au Québec en 2025 pour la première fois depuis 2021, mais reste bien en deçà du seuil prépandémique. Statistique Canada a recensé 78 200 naissances en 2025, soit 974 bébés de plus qu'en 2024, où 77 226 nouveaux Québécois avaient vu le jour. Le taux de fécondité a lui aussi ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Les escaliers sont bons pour le cœur
SociétéPublié le 23 septembre 2026

Les escaliers sont bons pour le cœur

Les personnes qui montent régulièrement des escaliers pourraient présenter un risque nettement moindre de développer des problèmes cardiovasculaires et d'en mourir, conclut une nouvelle méta-analyse britannique. Les chercheurs ont analysé les données issues de neuf études antérieures portant sur la montée d’escaliers, auxquelles avaient ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Salle des nouvelles