Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Milieux naturels de proximité

Un effort supplémentaire nécessaire pour rapprocher la nature de la population dans le sud du Québec

durée 09h30
16 mars 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Mickael Couillerot, Journaliste

Une coalition d’organisations environnementales, de citoyen.nes, de représentant.es autochtones, de professionnel.les de la santé et d’acteur.trices du plein air demandent un effort supplémentaire au gouvernement pour la création d’aires protégées dans le sud du Québec.

Encore des dizaines de territoires en attente de protection 

Le gouvernement annonçait récemment la protection de 10 milieux naturels de proximité dans le sud du Québec. Or, ces territoires ne couvrent que 300 km² soit 0,02 % de la province, loin de combler les besoins pour maintenir notre biodiversité. Surtout, plusieurs dizaines de projets d’aires protégées, situés au sud de la limite des forêts commerciales, demeurent sur la liste d’attente. 

« Ces territoires oubliés sont autant de remèdes pour lutter contre l’effondrement de la biodiversité et les problèmes occasionnés par les changements climatiques. Ils contribuent à la pérennité des cultures autochtones, à soutenir la vitalité des régions et à l’amélioration de la santé physique et mentale des Québécois.es en leur permettant de fréquenter davantage la nature », soulignent les membres de la coalition.

Notre société souffre d’un grave déficit nature, particulièrement dans le sud du Québec où trop peu de milieux naturels sont accessibles à la population. Or, comme l’a démontré l’initiative de La Grande Marche pour la protection des forêts à l’automne dernier, la concrétisation de ces projets d’aires protégées est au cœur des préoccupations de nombreux Québécois.es et membres des Nations autochtones. 

« Nous demandons au gouvernement d’accorder d’ici la fin de son mandat, une protection à l’ensemble de ces territoires, et ce sans en réduire la superficie proposée initialement par le ministère de l’Environnement », réclament les membres de la coalition. 

En route vers 30% du territoire protégé

Avec près de 17% du Québec actuellement protégé, et tandis que le gouvernement s’est déjà engagé à atteindre la nouvelle cible internationale de 30% d’aires protégées d’ici 2030, la protection des territoires oubliés constitue une première étape incontournable qui permettrait de se rapprocher de l’objectif. 

« Le rapport du GIEC publié récemment soulignait l’urgence de préserver les écosystèmes pour lutter efficacement contre les changements climatiques. La protection des territoires demandée aujourd’hui apparaît comme minimale en regard des menaces environnementales auxquelles nous faisons face », s’impatientent les membres de la coalition.

De nombreux acteur.trices sont déjà à pied d’œuvre pour identifier, promouvoir et ultimement protéger d’autres territoires d’importance patrimoniale, culturelle et écologique dans le sud du Québec. La coalition invite le gouvernement à se mettre au travail dès maintenant, en se basant prioritairement sur les demandes autochtones et citoyennes.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h00

Des anticorps pourraient inhiber la lutte contre le cancer

Certains anticorps pourraient empêcher le système immunitaire de combattre efficacement le cancer, tandis que d'autres pourraient freiner la progression de la maladie, croient des chercheurs internationaux qui s'intéressent au phénomène dans le cadre d'un projet de 25 millions $ US baptisé ATLAS. Cela pourrait expliquer, par exemple, pourquoi ...

Publié hier à 14h30

Les aliments ultra-transformés ne sont pas nécessairement nocifs, dit une étude

Une alimentation saine à base de végétaux, riche en céréales complètes, fruits, légumes, fruits à coque, légumineuses et huiles végétales saines, est bénéfique, même si elle comprend quelques aliments transformés, conclut une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Harvard. Bien que de nombreux aliments ultra-transformés (AUT) aient ...

Publié hier à 10h00

Les patients en psychiatrie doivent attendre plus longtemps à l'urgence

L'année dernière, un patient de l'Alberta a dû attendre 16 jours à l'urgence avant d'être admis dans une unité psychiatrique. Un autre, en Colombie-Britannique, a attendu un peu plus de neuf jours. Ces cas constituent des exceptions, mais les experts en santé mentale affirment qu’ils mettent en lumière une crise qui s’aggrave partout au pays: les ...