Bitume Québec
La grève illimitée des 1800 ingénieurs de l’État cause des fermetures de chantiers
La grève illimitée des ingénieurs de l’État risque d’entraîner des dommages collatéraux majeurs tant pour les entrepreneurs, les usagers que pour l’ensemble de l’économie du Québec, si ce conflit perdure et ne trouve pas d’issue à brève échéance.
C’est l’opinion émise aujourd’hui par Bitume Québec, qui représente la majorité des acteurs du domaine de l’entretien des routes ; producteurs de bitume et entreprises utilisatrices.
« Le litige est engagé dans une pente pour le moins dangereuse à l’approche de la belle saison qui constitue, en temps normal, le coup de départ de la grande séquence de travaux annuels de réhabilitation autant que d’entretien. », a dit aujourd’hui le président de Bitume Québec, M. Tytus Zurawski, tout en déplorant le fait que les négociations entre l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) semble avoir cédé le pas à une guérilla psychologique qui ne mènera nulle part et qui ne pourrait que s’avérer néfaste pour tout un chacun.
Le président de Bitume Québec craint le pire alors que les restrictions de la période du dégel printanier auxquelles est assujettie l’industrie du camionnage, sont levées depuis quelques heures (6 mai – 23 h 59) pour la zone administrative 1 (Vallée du Saint-Laurent) et qu’elles le seront, en vertu d’un contexte climatique favorable, le 20 mai prochain pour les zones 2 et 3, annulant ainsi les limites de charges autorisées au transport lourd.
La zone 1 couvre tout le sud du Québec, soit les grandes agglomérations urbaines telles que Gatineau, Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec, et s’étend jusqu’à Rivière-du-Loup dans le Bas-Saint-Laurent.
Pour Bitume Québec, cette période durant laquelle les chaussées récupèrent leur capacité portante rassemble les conditions essentielles et idéales au lancement des chantiers ; ce qui n’est rien de moins qu’incertain dans la période actuelle. Pour l’Association, les délais de départ de centaines de chantiers engendreront pour chaque jour perdu des retards exponentiels coûteux sur le reste de la saison.
Bitume Québec déplore que trois chantiers d’importance aient dû être stoppés en raison de cette grève des ingénieurs qui rappelle étrangement les scénarios auxquels le Québec a assisté, impuissant, en 2017 et 2021.
« Il ne faudrait surtout pas que ce conflit dégénère en histoire d’horreur » a poursuivi monsieur Zurawski dans la mesure où la période stratégique dans laquelle le Québec s’engage ces jours-ci, du point de vue routier, est propre à assurer la protection du patrimoine routier au bénéfice de l’ensemble des usagers de la route ; la préservation d’un réseau sécuritaire étant la garantie ultime du maintien d’un réseau qui est l’épine dorsale de l’économie qui est déjà lourdement affectée par les soubresauts de la chaîne d’approvisionnement et de brusques augmentations de prix et tarifs de toute nature, sans compter les problèmes de rareté de main-d’œuvre.
Sans vouloir s’immiscer dans le processus de négociation, Bitume Québec va même jusqu’à suggérer aux parties de faire appel sans délai à un médiateur spécial dans le but d’amener les parties patronale et syndicale sur un terrain d’entente mutuellement satisfaisant.
Le président de l’Association a dit enfin croire que les questions au cœur du litige, soit la prétendue difficulté d’attraction et de rétention de l’expertise interne, ainsi que la rémunération, en raison notamment d’une offre salariale insuffisante, ne pourront pas trouver à court terme un aboutissement raisonné et raisonnable, au nom de l’intérêt commun.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

La vaccination des enfants est stable au Québec malgré la pandémie
Alors que la rentrée scolaire débute cette semaine pour de nombreux enfants, des données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) montrent que la couverture vaccinale est restée stable. Selon des experts, le Québec est dans une bonne posture, mais cela ne s'est pas réalisé sans effort. La couverture vaccinale pour les ...
LIRE LA SUITE
Tarifs: des bonifications permanentes à l'assurance-emploi demandées
Alors que la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis vient d'être relancée, le Conseil national des chômeurs et chômeuses demande de rendre permanentes des bonifications temporaires au régime d'assurance-emploi qui avaient été implantées lorsque la crise des droits de douane avait commencé. Certaines de ces mesures pour ...
LIRE LA SUITE
L’Ordre des travailleurs sociaux propose 5 pistes pour renforcer les services sociaux
«Ça prend des services sociaux qui sont plus forts au Québec», plaide la présidente de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Valérie Fernandez. L'Ordre propose cinq solutions pour y arriver. Ces propositions sont adressées aux partis politiques tout juste avant le déclenchement de la ...
LIRE LA SUITE