Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Bitume Québec

La grève illimitée des 1800 ingénieurs de l’État cause des fermetures de chantiers

durée 09h30
10 mai 2022
durée

Temps de lecture   :  

3 minutes

Par Mickael Couillerot, Journaliste

La grève illimitée des ingénieurs de l’État risque d’entraîner des dommages collatéraux majeurs tant pour les entrepreneurs, les usagers que pour l’ensemble de l’économie du Québec, si ce conflit perdure et ne trouve pas d’issue à brève échéance.

C’est l’opinion émise aujourd’hui par Bitume Québec, qui représente la majorité des acteurs du domaine de l’entretien des routes ; producteurs de bitume et entreprises utilisatrices.

« Le litige est engagé dans une pente pour le moins dangereuse à l’approche de la belle saison qui constitue, en temps normal, le coup de départ de la grande séquence de travaux annuels de réhabilitation autant que d’entretien. », a dit aujourd’hui le président de Bitume Québec, M. Tytus Zurawski, tout en déplorant le fait que les négociations entre l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) semble avoir cédé le pas à une guérilla psychologique qui ne mènera nulle part et qui ne pourrait que s’avérer néfaste pour tout un chacun.

Le président de Bitume Québec craint le pire alors que les restrictions de la période du dégel printanier auxquelles est assujettie l’industrie du camionnage, sont levées depuis quelques heures (6 mai – 23 h 59) pour la zone administrative 1 (Vallée du Saint-Laurent) et qu’elles le seront, en vertu d’un contexte climatique favorable, le 20 mai prochain pour les zones 2 et 3, annulant ainsi les limites de charges autorisées au transport lourd.

La zone 1 couvre tout le sud du Québec, soit les grandes agglomérations urbaines telles que Gatineau, Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec, et s’étend jusqu’à Rivière-du-Loup dans le Bas-Saint-Laurent.

Pour Bitume Québec, cette période durant laquelle les chaussées récupèrent leur capacité portante rassemble les conditions essentielles et idéales au lancement des chantiers ; ce qui n’est rien de moins qu’incertain dans la période actuelle. Pour l’Association, les délais de départ de centaines de chantiers engendreront pour chaque jour perdu des retards exponentiels coûteux sur le reste de la saison.

Bitume Québec déplore que trois chantiers d’importance aient dû être stoppés en raison de cette grève des ingénieurs qui rappelle étrangement les scénarios auxquels le Québec a assisté, impuissant, en 2017 et 2021.

« Il ne faudrait surtout pas que ce conflit dégénère en histoire d’horreur » a poursuivi monsieur Zurawski dans la mesure où la période stratégique dans laquelle le Québec s’engage ces jours-ci, du point de vue routier, est propre à assurer la protection du patrimoine routier au bénéfice de l’ensemble des usagers de la route ; la préservation d’un réseau sécuritaire étant la garantie ultime du maintien d’un réseau qui est l’épine dorsale de l’économie qui est déjà lourdement affectée par les soubresauts de la chaîne d’approvisionnement et de brusques augmentations de prix et tarifs de toute nature, sans compter les problèmes de rareté de main-d’œuvre.

Sans vouloir s’immiscer dans le processus de négociation, Bitume Québec va même jusqu’à suggérer aux parties de faire appel sans délai à un médiateur spécial dans le but d’amener les parties patronale et syndicale sur un terrain d’entente mutuellement satisfaisant.

Le président de l’Association a dit enfin croire que les questions au cœur du litige, soit la prétendue difficulté d’attraction et de rétention de l’expertise interne, ainsi que la rémunération, en raison notamment d’une offre salariale insuffisante, ne pourront pas trouver à court terme un aboutissement raisonné et raisonnable, au nom de l’intérêt commun.

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Nouvel outil pour combattre le cancer du poumon

Un nouvel outil développé par des chercheurs des universités Laval et McGill permettrait de déterminer avec une précision d'environ 95 % le risque de voir le cancer réapparaître chez un patient qui a subi une résection d’une tumeur pulmonaire. Les équipes des professeurs Logan Walsh et Daniela Quail, de l’Université McGill, et Philippe Joubert, ...

durée Hier 12h00

SAAQ: la transition informatique implique la suspension de plusieurs services courants

Une transformation informatique qui vise à offrir bientôt des services en ligne simples d’utilisation et sécuritaires à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) est en cours depuis jeudi dernier, jusqu’au 20 février prochain, mais elle implique la suspension de plusieurs services courants. Par exemple, aucun véhicule ne peut être ...

30 janvier 2023

Québec: minorités visibles sous-représentés chez les dirigeants d'organismes publics.

Un nouveau rapport publié lundi constate que les membres des minorités visibles sont encore sous-représentés dans les postes de direction des organismes publics québécois. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse constate que les obstacles persistent non seulement pour accéder aux emplois, mais encore davantage pour la ...