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Bitume Québec

Il est maintenant urgent de trouver un règlement à la grève des ingénieurs de l’État

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7 juillet 2022
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Par Mickael Couillerot, Journaliste

Bitume Québec, l’Association des constructeurs de routes et des grands travaux du Québec (ACRGTQ) et l’Association Québécoise des Entrepreneurs en Infrastructure (AQEI), les trois principales associations de la construction d’infrastructures routières, unissent leurs voix pour souligner l’extrême urgence de trouver un règlement à la grève des ingénieurs de l’État québécois.

De l’avis des trois associations, les dommages collatéraux du conflit sont en voie de plomber pour plusieurs années tout un pan de l’économie québécoise. Les trois associations urgent le gouvernement du Québec et l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) de trouver un terrain d’entente.

En effet, puisque les ingénieurs de l’État n’assurent plus, notamment, la supervision des chantiers, les travaux routiers et les projets d’infrastructures sont paralysés partout à travers le Québec, et ce, depuis le 22 avril dernier.

Par conséquent, les entreprises prennent un retard majeur dans leur calendrier de livraison des contrats, lequel aura des effets sur l’entretien d’infrastructures durant plusieurs années.

Le conflit a également des impacts sur la capacité des entreprises à retenir leur main-d’œuvre.

Bien que les travailleurs attendent de reprendre le travail, les employeurs ne sont plus en mesure d’assumer les salaires, faute d’activité sur les chantiers et de revenus en découlant.

Dans le contexte, le spectre des mises-à - pied n’est pas une bête menace, mais plutôt un très dur constat que les entreprises membres ont encore peine à digérer.

Les trois associations appellent l’APIGQ et le gouvernement du Québec à penser également aux entreprises, aux travailleurs et à leurs familles qui risquent aussi d’écoper de la situation, de même qu’aux usagers-contribuables qui, en plus de subir les répercussions directes de cette déplorable situation, sont privés de l’amélioration d’un réseau routier qui éprouve pourtant des besoins criants de réparation.

Et cela, d’ajouter les trois associations, c’est sans tenir compte, au surplus, des potentielles hausses d’impôt qui pourraient découler des effets collatéraux de celle-ci.

De ce fait, elles demandent aux parties de reprendre immédiatement une négociation intensive et soutenue et de les informer sans délai des avancements du dossier.

« Dans notre seul milieu du pavage et de l’entretien des routes, ce sont 15 000 travailleurs qui risquent de se retrouver au chômage de façon imminente, à coup de vagues de mises à pied successifs de 5 000 personnes à la fois, par exemple. », commente M. Tytus Zurawski, président de Bitume Québec.

« Les pertes économiques directes et indirectes subies par nos membres assèneront un véritable coup de massue à la santé financière des entreprises. Plusieurs ne pourront se relever que très péniblement de tels dommages. Plusieurs de nos membres envisagent sérieusement d’avoir recours aux tribunaux pour réclamer du gouvernement du Québec des mesures compensatoires qui pourraient totaliser des dizaines et des dizaines de millions de dollars en bout de piste à raison de 6 à 10 M$ par jour de conflit. », mentionne Steeve Gonthier, président de l’ACRGTQ.

« Nos entreprises ne peuvent plus tolérer l’incertitude et soutenir plusieurs chantiers inactifs qui engendrent des pertes financières majeures. Plus le conflit perdure, plus il y aura de longs et couteux processus de réclamations à mener. Clairement, la situation actuelle est insoutenable et les parties doivent s’entendre. L’AQEI offre toute sa coopération pour aider à dénouer l’impasse. », souligne Frédéric Cliche, président du conseil d’administration de l’AQEI.

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