Québec dit être prêt à aller de l'avant dans le dossier dès cet automne
Aide médicale à mourir: Québec demande à Ottawa de modifier le Code criminel
Après avoir affirmé que deux ans pourraient être nécessaires pour que sa nouvelle loi sur l’aide médicale à mourir (AMM) entre en vigueur, le gouvernement du Québec dit maintenant être prêt à aller de l’avant dès l’automne et presse Ottawa de modifier le Code criminel seulement pour la province.
La ministre responsable du dossier, Sonia Bélanger, affirme désormais qu'il y a urgence d’agir, car des personnes attendent et qu’elles sont inquiètes. Elle ajoute que le délai de deux ans n’a jamais été un objectif.
Mercredi, en point de presse, la ministre a demandé qu’Ottawa fasse une exception pour le Québec dans le Code criminel pour permettre les demandes anticipées d’AMM. Elle était accompagnée du ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, et du ministre des Relations canadiennes, Jean-François Roberge.
On affirme qu’il y a de l’ouverture de la part du gouvernement fédéral, mais que les choses ne bougent pas suffisamment rapidement au goût de Québec.
Selon Simon Jolin-Barrette, une modification au Code criminel est nécessaire afin d’éviter que les professionnels de la santé qui administrent l’aide médicale à mourir dans le cadre d’une demande anticipée ne commettent une infraction criminelle.
Un projet de loi fédéral sur l’aide médicale à mourir a été déposé la semaine dernière et Québec affirme que le gouvernement canadien pourrait y ajouter un amendement pour permettre les demandes anticipées d’AMM sur le territoire de la province.
La nouvelle mouture de la loi québécoise sur l’AMM a été adoptée en juin dernier et elle permettra les demandes anticipées pour les personnes atteintes d’une maladie grave et incurable, comme l’alzheimer par exemple.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Interdire l'accès des réseaux sociaux aux moins de 16 ans: la tâche n'est pas facile
Le gouvernement fédéral a déposé un projet de loi qui obligerait les réseaux sociaux à bloquer l'accès aux jeunes de moins de 16 ans. Toutefois, des questions subsistent quant à la manière de procéder. Bien que le texte de loi ne précise pas les méthodes que les plateformes de réseaux sociaux pourraient utiliser pour vérifier l'âge, ...
LIRE LA SUITE
Même un facteur, une enseignante ou un voisin peuvent prévenir un féminicide
Au lendemain d'un énième présumé féminicide dans lequel une Québécoise aurait été tuée par un homme, les organismes d'intervention auprès des victimes de violences conjugales rappellent que toute personne — proche ou pas de la potentielle victime — peut détecter des signes avant-coureurs de violence et ainsi agir avant qu'il ne soit ...
LIRE LA SUITE
Libraires et ex-ministres dénoncent la fin d'un budget réservé aux livres scolaires
En ce 12 août, les amateurs de littérature sont conviés à faire un tour dans une librairie pour encourager les auteurs d'ici, dans le cadre de la journée «J'achète un livre québécois!». Mais alors que les librairies se préparent à recevoir un achalandage digne du temps des fêtes, le milieu se lève pour dénoncer une mesure du ...
LIRE LA SUITE