Projet de loi 83
Interdire le statut de non-participant au régime public, dit le Collège des médecins
Des mesures telles que de contraindre les jeunes médecins à pratiquer au moins cinq ans dans le réseau public ne seraient plus nécessaires si le Québec interdisait le statut de non-participant au régime public de santé, comme le fait l'Ontario.
C'est ce qu'a lancé le président du Collège des médecins, le docteur Mauril Gaudreault, mardi, alors qu'il comparaissait devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 83 qui obligerait les nouveaux médecins à travailler cinq ans au public.
Il propose également de suspendre l'élargissement de la médecine au privé «tant et aussi longtemps qu'un encadrement professionnel et juridique plus rigoureux ne sera pas mis en place».
Avant le Collège, l'Association médicale canadienne avait plutôt plaidé pour qu'on corrige les irritants qui font que le réseau public n'est pas attrayant et que des médecins préfèrent pratiquer dans le privé, qu'il s'agisse de retards dans l'implantation de l'informatique, de manque d'accès aux salles d'opération, de manque d'infirmières, par exemple.
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