À caractère sexuel
Les hypertrucages sur X montrent le besoin de réglementation, selon des groupes
Par La Presse Canadienne
Des groupes de défense des femmes et des enfants soutiennent que la récente vague d'hypertrucages sexuels sur le réseau social X montre que le gouvernement doit créer un organisme de réglementation numérique.
Le Centre canadien de protection de l'enfance et le Fonds d'action et d'éducation juridique pour les femmes réclament tous deux la mise en place d'un organisme de réglementation numérique, similaire à celui proposé par le gouvernement libéral en 2024.
Ces dernières semaines, la prolifération d'hypertrucages à caractère sexuel créés par l'agent conversationnel d'Elon Musk, Grok, a déclenché une vague de réactions négatives à l'échelle mondiale.
Le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique, Evan Solomon, a déclaré dimanche que le Canada n'envisageait pas d'interdire X; une idée qui a été évoquée au Royaume-Uni.
La décision de M. Solomon a été saluée par M. Musk sur X, qui a partagé un message à ce sujet et y a ajouté un drapeau canadien et une émoticône en forme de cœur.
Le gouvernement libéral a présenté un projet de loi visant à criminaliser les hypertrucages sexuels non consensuels à la fin de l'année dernière, mais les groupes estiment que cela ne suffit pas.
Anja Karadeglija, La Presse Canadienne
