Christophe Normand et Norvik : Forces canadiennes, Rugby, et cohésion
Par Texte commandité
Il y a des histoires qui commencent dans l’uniforme kaki des Forces canadiennes, se poursuivent sur les terrains boueux du rugby, et aboutissent à la direction d’une entreprise de construction qui bâtit l’avenir du Québec. C’est celle de Christophe Normand, co-fondateur de Norvik Construction.
Un parcours marqué tout d’abord, par l’apprentissage de son père, marqué par une entre-aide sans faille, et également une certaine discipline : l’esprit d’équipe et une passion inébranlable pour les défis.
Aujourd’hui, à la tête d’une équipe d’une douzaine de membres - dont des femmes et des talents issus de l’immigration -, il transforme cette énergie en projets concrets qui façonnent la région de l’Estrie.
Christophe Normand : l’engagement militaire qui forge le caractère
Après l’apprentissage paternel, c’est dans les rangs des Forces canadiennes que la formation s’est poursuivie. Christophe Normand, comme tant d’autres jeunes Québécois, a choisi de servir son pays. En tant que soldat d’infanterie, il a affronté des entraînements intenses, des missions exigeantes et des situations où la moindre erreur n’est pas permise. Ce n’est pas seulement un métier ; c’était une école de vie.
« Dans l’armée, on apprend vite que le succès dépend de la préparation et de la solidarité », raconte Christophe. Ces années l’ont marqué pour la discipline et anticiper les imprévus, la résilience face aux obstacles, et surtout, l’importance d’une équipe unie. Des leçons qui, plus tard, deviendront le socle de Norvik Construction.
C’est là qu’on développe, selon lui, ce sens aigu de la gestion de projets complexes - un atout précieux dans la construction, où les délais serrés et les conditions imprévisibles sont la norme.
Et quand la pandémie a frappé, interrompant sa carrière d’athlète professionnel, Christophe est retourné servir, renforçant ce lien indéfectible avec les Forces.
De la mêlée au triomphe : la passion du rugby, trois championnats d’affilée
Puis, on devient aussi un guerrier des terrains verts : le rugby. Ce sport brutal et collectif, où la stratégie rime avec endurance, a capturé son cœur dès ses jeunes années. Et pas n’importe comment : avec trois championnats consécutifs à son actif, il a prouvé que l’esprit combatif des Forces peut se transposer sur le pré.
Le rugby, pour Christophe, c’est l’incarnation parfaite de l’équipe. « Tu ne gagnes pas seul. Chaque plaquage, chaque passe, chaque mêlée demande une confiance absolue en tes coéquipiers », explique-t-il. Ces victoires - arrachées match après match, dans la boue ou sous le soleil - ont aiguisé son sens de la stratégie. Trois ans de suite au sommet, c’est porteur de leçons!
La défaite ? Une leçon pour rebondir plus fort.
La victoire ? Le fruit d’une préparation millimétrée.
Aujourd’hui, cette passion pour le rugby infuse Norvik : des discussions post-chantier sur les derniers combats menés sur le chantier, une culture d’entraide qui rappelle les vestiaires d’après-match. C’est ce qui rend l’équipe d’une douzaine de membres si cohérente, malgré sa diversité.
De l’uniforme au casque : la naissance de Norvik Construction
Après les Forces et les triomphes athlétiques, Christophe Normand aurait pu choisir la facilité. Mais l’appel de la construction était trop fort. Ce secteur, qu’il connaissait déjà par des projets personnels et des contacts familiaux, offrait le terrain idéal pour appliquer ses acquis : la discipline militaire pour la sécurité des chantiers, l’esprit d’équipe pour la coordination.
C’est ainsi qu’est née Norvik Construction, une entreprise de gestion en construction ancrée dans l’Estrie. En un an, elle a grandi jusqu’à une équipe stable d’une douzaine de personnes. Et quelle équipe ! Des femmes qui brillent en ingénierie et en supervision, des professionnels issus de l’immigration qui injectent des perspectives fraîches et une éthique de travail irréprochable. Christophe, en fondateur visionnaire, a su recruter ces talents pour créer une synergie unique.
« La construction, ça peut vite être comme un match de Rugby: il faut anticiper les plaquages adverses - les retards, les intempéries - et passer le ballon au bon moment », illustre-t-il. Cette rigueur se voit dans les projets phares. Les glissades d’eau à Bromont ? Un chantier fluide, où l’équipe a installé des structures ludiques sans un seul jour de perdu, grâce à une planification digne d’une opération militaire.
L’hôtel Ski Bromont ? Un bâtiment durable au pied des pistes, bâti avec la précision d’un essai transformé. Et les 66 logements sociaux à Granby ? Un engagement social concret, où chaque logement est une victoire pour la communauté, érigé par des mains diverses mais unies.
Relier les fils : discipline, équipe et innovation durable
Ce qui rend le parcours de Christophe Normand si inspirant, c’est cette connexion fluide entre ses chapitres variés. Les Forces canadiennes lui ont donné la structure : des protocoles clairs pour gérer les risques, une hiérarchie bienveillante qui valorise chaque rôle. Le rugby a ajouté la dynamique : la joie de la victoire partagée, la résilience après un plaquage raté, et surtout, cette capacité à performer sous pression.
