Mouvement national « Le communautaire à boutte! »
Des organismes communautaires lavallois dénoncent le sous-financement
Par Salle des nouvelles
Des organismes membres du réseau des organismes en itinérance de Laval (ROIL) se joignent au mouvement national « Le communautaire à boutte! », qui se déroule du 23 mars au 2 avril prochain.
Les effets de cette mobilisation se font sentir depuis lundi, alors que plusieurs services à la population sont au ralentis, reportés ou partiellement suspendus.
Les organismes participants offrent une diversité de services essentiels, notamment en itinérance, sécurité alimentaire, soutien aux familles, santé mentale et accompagnement psychosocial. Bien que les équipes maintiennent les services critiques, certaines activités seront annulées afin de permettre la participation aux actions collectives.
Selon eux, cette mobilisation est cependant essentielle afin de permettre aux organismes à bout de souffle de retrouver les conditions nécessaires pour maintenir l’ensemble des services.
« Le sous-financement exerce une pression importante sur les organismes, qui peinent à répondre à l’augmentation des besoins. Il contribue directement à l’aggravation de lacrise sociale, notamment en itinérance, en limitant la capacité d’intervention des organismes sur le terrain. », exprime Caroline Nantel, Coordonnatrice du ROIL.
Un sous-financement chronique largement documenté
Le réseau des organismes en itinérance de Laval (ROIL) indique que même au niveau institutionnel, la Ville de Laval dans son plan d’action régional de lutte à la pauvreté reconnaît que les ressources disponibles ne suffisent pas à répondre à l’ampleur des enjeux liés à la pauvreté et à l’exclusion sociale, confirmant ainsi l’écart grandissant entre les besoins et les moyens.
La récente majoration de 12 M$ du programme de Soutien à l’action bénévole, souvent associé aux budgets discrétionnaires des députés, est jugée insuffisante par ce groupe. Le mouvement y voit davantage un outil ponctuel et électoraliste qu’une réponse structurante aux besoins du milieu. À l’échelle du Québec, des milliers d’organismes et de travailleurs se mobilisent.
Ce que le mouvement revendique
Selon les organisations mobilisées, le sous-financement chronique met en péril à la fois l’accès aux services pour la population et la santé des travailleurs communautaires. Le mouvement revendique une reconnaissance pleine et entière ainsi qu’un financement à la hauteur des besoins.
Actuellement, le financement des organismes communautaires représenterait environ 1 % du budget provincial. Les revendications visent à porter cette proportion à 2 %, ce qui permettrait, selon le mouvement, de générer des économies importantes dans les services publics.
