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Pour la reconnaissance urgente de l'insécurité alimentaire comme priorité

LAVAL SANS FAIM : un cri d’alerte des organismes communautaires du milieu

Une publication Néomédia
LAVAL SANS FAIM : un cri d’alerte des organismes communautaires du milieu
Photo: Archives Néomédia

Réunis au sein du CASAL, des organismes communautaires du milieu lancent un appel pressant : l’insécurité alimentaire doit être reconnue comme une priorité sur le territoire lavallois.

Alors que les besoins ne cessent de croître, les organisations sur le terrain tirent la sonnette d’alarme. Selon le Portrait lavallois de la sécurité alimentaire, Édition 2026, produit par la Direction de santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, on estime qu'environ 122 000 personnes, dont 29 000 enfants, vivaient dans un ménage en situation d’insécurité alimentaire à Laval en 2025, en raison de ressources financières limitées.

Une réalité préoccupante, qui touche un nombre grandissant de ménages et met sous pression l’ensemble du réseau d’aide. Malgré l’ampleur de la situation, les actrices et les acteurs sur le terrain constatent que l’insécurité alimentaire n’est pas au cœur des priorités et ne bénéficie pas encore d’une reconnaissance formelle à la hauteur des enjeux.

« Sur le terrain, nous voyons une augmentation constante des demandes, une diversification des profils et un essoufflement des ressources. Cette situation exige une reconnaissance claire afin de permettre des actions à la hauteur des besoins », souligne Pierre Albert, directeur général du Centre de bénévolat et Moisson Laval.

Les organismes communautaires rappellent que l’insécurité alimentaire dépasse largement la seule question de l’aide d’urgence. Elle est étroitement liée à des facteurs tels que la pauvreté, la hausse du coût de la vie, le logement et la perte d’autonomie.

Dans le cadre du plan d’action LAVAL SANS FAIM, les organismes communautaires membres du CASAL demandent :

- la reconnaissance officielle de l’insécurité alimentaire comme enjeu prioritaire à Laval;
- un soutien renforcé aux organismes communautaires en première ligne;
- le développement de stratégies structurantes pour des solutions durables.

Dans un contexte où les besoins continuent de croître, les organismes réaffirment leur volonté de collaborer avec l’ensemble des partenaires régionaux et nationaux, tout en insistant sur l’urgence d’une reconnaissance officielle de cet enjeu. Leur résilience et leur capacité à l’innovation sociale, bien que essentielles, ne suffisent plus!

À la lumière de ce récent portrait et forts de leur mobilisation au CASAL, les acteurs et actrices du milieu lancent un cri d’alerte.

Pensons-y : 122 000 personnes à Laval vivent dans un ménage qui souffre d’insécurité alimentaire. À quand une reconnaissance officielle de l’enjeu? À quand un soutien accru sur le terrain? À quand des initiatives porteuses?

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