COVID-19
Violence conjugale et pandémie : les maisons d’aide et d’hébergement de Laval redoublent d’efforts
Depuis le début de la pandémie, les maisons d’aide et d’hébergement de Laval, la Maison de Lina, la Maison L’Esther et la Maison le Prélude, toutes membres du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, multiplient les initiatives pour continuer d’offrir ses services aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale, et ce en toute sécurité pour leur santé.
« Nous voulons rassurer les femmes qui nous contactent, les maisons sont ouvertes et nos intervenantes sont là pour les aider à quitter leur conjoint violent et cela sans risque pour leur santé », explique Chantal Arseneault, présidente du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. « Ce qui nous aiderait aujourd’hui, c’est d’avoir accès aux tests de dépistage pour les femmes qui doivent être hébergées, nous pourrions les accueillir beaucoup plus rapidement dans nos maisons », ajoute-t-elle.
Continuer d’accueillir et de rejoindre les femmes et les enfants victimes de violence conjugale
Depuis le début de la pandémie, les trois maisons sont proactives pour garantir la sécurité et la santé des femmes hébergées et de leurs enfants et pour continuer d’offrir leurs services à celles qui en ont besoin.
Parmi ces actions, des nouvelles mesures sanitaires ont été instaurées dans les maisons d’hébergement et des représentations ont été faites auprès du gouvernement pour faciliter l’accès et le séjour des femmes en maison d’hébergement. À cet égard, la collaboration des commerces essentiels a été sollicitée.
Les maisons sont également en lien étroit avec SOS violence conjugale afin que les femmes puissent avoir accès en un seul appel à une maison d’hébergement.
Dépister rapidement, un gage de réduction du confinement et d'accueil immédiat
Pour éviter la propagation du virus et ainsi protéger la santé des femmes déjà présentes dans les maisons et des équipes de travail, un lieu d’hébergement alternatif a été mis en place pour permettre aux femmes, qui tentent actuellement de fuir la violence conjugale, de faire une quarantaine avant d’intégrer une maison d’hébergement de la région.
Toutefois, confrontées à un protocole strict à respecter, pour une période de deux semaines, certaines femmes vont finalement se résoudre à rester avec leur conjoint violent.
« Nous sommes inquiètes pour ces femmes et nous cherchons à diminuer les inconvénients relatifs au confinement », indique Chantal Arseneault. « Tester toutes les femmes dirigées vers le lieu d’hébergement alternatif permettrait de réduire grandement la période de quarantaine, de les accueillir plus rapidement en maison et donc d’avoir davantage de places disponibles dans ce lieu d’hébergement alternatif. Cela ferait toute la différence pour ces femmes », poursuit-elle.
En cette période difficile, il est important de trouver des moyens efficaces pour aider les femmes violentées, c’est pourquoi la Maison de Lina, la Maison L’Esther et la Maison le Prélude, pressent le gouvernement d’ouvrir l’accès aux tests aux femmes victimes de violence qui demandent à être accueillies en maison d’hébergement.
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