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2 juin 2013 - 15:57

L’UPAC à la recherche d’information concernant Alexandre Duplessis

Par Félix Séguin/Bureau d'enquête/Agence QMI

LAVAL - 

Moins de six mois après avoir été désigné maire de Laval, Alexandre Duplessis a vu son court règne prendre fin abruptement hier, mais il pourrait bien ne pas être au bout de ses peines. Celui que l’on a décrit comme le dauphin de Gilles Vaillancourt est effectivement dans la mire de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Des sources bien informées sur l’enquête en cours à Laval sont affirmatives: «Les policiers s’intéressent à lui, mais il leur manque encore quelques informations à son sujet.»

Autre preuve que le maire intérimaire est ciblé par les forces de l’ordre, notre Bureau d’enquête a appris que le Directeur des poursuites criminelles et pénales aurait même demandé un complément d’enquête à l’escouade Marteau avant d’autoriser le dépôt d’accusation contre Alexandre Duplessis.

Si les enquêteurs chargés de débarrasser le Québec de la corruption s’intéressent autant au successeur de Gilles Vaillancourt, c’est entre autres pour «des affaires de dézonage» survenues il y a quelques années, affirme cette même source.

Rappelons que le 13 décembre dernier, 20 jours après qu’Alexandre Duplessis eut été désigné maire par intérim, l’UPAC a mené une perquisition dans ses bureaux. Les enquêteurs y ont récupéré un ordinateur avant de se diriger vers les services informatiques municipaux logés au 3 place Laval.

Il « devrait se la fermer »

Les langues des entrepreneurs qui faisaient partie du système de ristournes présumé au profit du maire de Laval et d’une poignée de hauts fonctionnaires continuent à se délier après les 37 arrestations effectuées par la police, le 9 mai dernier.

Certains contactés par notre Bureau d’enquête nous rappellent les premiers mots sortant de la bouche d’Alexandre Duplessis, alors qu’il venait de prendre en charge les destinées de l’île Jésus.

«Nous entrons dans une nouvelle ère qui sera caractérisée par davantage de transparence», avait-il déclaré, dans son discours de novembre dernier.

«Alexandre Duplessis devrait se la fermer», lance un entrepreneur habitué à donner sa ristourne de 2% au PRO des Lavallois.

La raison pour laquelle celui dont nous devons protéger l’identité est si excédé par les propos du nouveau maire réside dans le fait qu’il affirme avoir rencontré à plusieurs reprises Gilles Vaillancourt en compagnie d’Alexandre Duplessis dans certains repaires de la classe politique lavalloise.

«Quand nous avions des problèmes à nous faire payer le prix des extras que nous chargions à la Ville, nous allions rencontrer Vaillancourt et sa garde rapprochée et je me rappelle qu’Alexandre Duplessis a parfois été témoin de ces discussions», conclut-il.

L’ordre des CPA aussi...

Membre de l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec (CPA), M. Duplessis fera aussi l’objet de vérifications de la part du syndic de l’organisation.

«Tous nos membres mentionnés dans le cadre des travaux de la commission Charbonneau font l’objet d’un mandat donné au syndic par l’Ordre. Les gens du syndic font les vérifications nécessaires et examinent les mesures applicables», explique le porte-parole de l’Ordre, Cédric Beauregard.

Parmi les membres de l’Ordre déjà mentionnés devant la commission qui sont sous la loupe du syndic des CPA se trouvent l’ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, ainsi que le trésorier d’Union Montréal, Marc Deschamps.

– Avec la collaboration de Sarah Bélisle

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