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8 octobre 2013 - 16:28

Le député fédéral Alain Giguère déplore l’absence de l’environnement dans les discussions électorales

Par Claude-André Mayrand

LAVAL - 

Le député de Marc-Aurèle-Fortin, Alain Giguère, s’inquiète du sort des espaces verts à Laval et de la place qu’occupent les dossiers environnementaux dans la campagne municipale 2013. Il a donc convié des candidats aux élections à venir rencontrer des spécialistes pendant une balade en ponton sur la rivière des Mille-Îles, mardi avant-midi.

«La spéculation et les choix industriels sont potentiellement très dangereux pour le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles», explique M. Giguère.

Je voulais leur montrer l’immense beauté de ce site. Les élus doivent réaliser que l’ensemble du territoire a besoin d’être défendu.»

Les experts du milieu ont témoigné de l’urgence de la situation pendant le trajet.

«L’environnement n’est pas assez présent dans les débats de l’élection et les candidats ont pu voir la beauté du site et le potentiel récréotouristique qu’il a pour améliorer la qualité de vie des citoyens.»

Selon lui, le manque d’intégrité observé dans le passé a eu un lien avec la faible protection des zones vertes et l’empiétement sur les milieux humides lavallois.

«C’est bien beau pour les candidats de parler d’intégrité, mais que vont-ils faire avec leur intégrité, se questionne-t-il. Il faut agir et travailler pour les citoyens. On ne veut pas que tu sois plus intègre que l’autre, on veut que tu sois intègre envers les citoyens.»

Une situation précaire

Anaïs Boutin, responsable des programmes de protection et de conservation d’Éco-Nature, a profité de la promenade de 45 minutes pour parler des objectifs de son organisme.

«Le refuge faunique compte en ce moment 26 hectares et notre but est de l’agrandir à 300 hectares, déclare-t-elle en parlant du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles. Un refuge faunique est bon pour les espaces, les habitats et les citoyens, qui peuvent venir se ressourcer et faire des activités.»

Le site a besoin de plus de protection.

«En tout, il y a 83 espèces végétales et animales menacées sur le territoire du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles», conclut-elle.

Marie-Christine Bellemare, directrice générale intérimaire du Conseil régional de l’environnement de Laval, a précisé quant à elle la situation précaire de l’île Jésus.

«Le taux d’urbanisation de Laval a été très rapide et on a perdu plusieurs parcelles naturelles ce faisant. Il y a quatre fois plus de stationnements que d’aires protégées à Laval, a-t-elle précisé. La gestion de l’eau est déficiente et les forêts sont morcelées et fragmentées. Il y a un besoin criant de mettre les enjeux environnementaux de l’avant.»

Robert Bordeleau à l’écoute

Robert Bordeleau considère que l’environnement est un thème très important dans la campagne municipale 2013. Seul candidat à la mairie présent à la conférence de presse, le chef du Parti au Service du Citoyen (PSC) a rappelé que 30 % de la plate-forme de son parti s’oriente sur ce sujet.

«Le PSC imposera un moratoire qui permettra la protection de tous les milieux naturels de Laval, à la hauteur des 17 % exigés par le PMAD», a-t-il rappelé.

À l’heure actuelle, seulement 1,11 % des aires naturelles lavalloises sont protégées.

«On veut s’asseoir avec tous les intervenants du milieux et les gouvernements et travailler en collégialité avec eux afin de protéger et mettre en valeur le parc de la rivière des Mille-Îles, précise M. Bordeleau en parlant du sujet vedette de la journée. La trame verte et bleue fait partie intégrante de notre programme.»

 

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