Budget 2020 de la Ville de Laval
Au tour du Parti Laval de rejeter le budget 2020
Loin de faire l’unanimité, le budget 2020 et le plan triennal d’immobilisations (PTI) de l’administration Demers ont fait l’objet de vives critiques de la part des conseillers de l’opposition Parti Laval, Michel Trottier et Claude Larochelle, qui se sont prononcés contre son adoption mercredi dernier. Un point sur lequel ils retrouvent l'opposition d'Action Laval.
« Le maire n’a même pas pris la peine de demander aux élus les priorités de leur district, s'est offusqué le chef de l’Opposition officielle et conseiller de Marc-Aurèle-Fortin, Michel Trottier. En ne prenant pas le pouls des conseillers, c’est la voix de milliers de citoyens qui n’a pas été entendue par l’administration Demers, qui a fait primer la partisanerie aux dépens des intérêts des Lavallois ».
Un manque de transparence qui en dit long
Et l'opposition de pointer immédiatement l’Institut C.D. Howe, qui accorde à Laval la pire note pour la clarté de la présentation de ses informations budgétaires et la cohérence avec les états financiers vérifiés, l’administration Demers veille à ce que les finances de la Ville demeurent des plus opaques, selon le parti.
Un grand manque de transparence qui provoque de la grogne chez les élus : « Rien n’est fait pour aider à notre compréhension. Il y a un grand manque d’informations et quand on pose des questions, les réponses sont évasives et nébuleuses. L’administration Demers se moque de nous ! Est-ce que le maire s’attend vraiment à qu’on vote en faveur d’un budget d’un milliard de dollars les yeux fermés ? », s’indigne le conseiller de Fabreville, Claude Larochelle.
Le budget des dépenses d’opération de 2020 est en augmentation de 96.1 millions de dollars, soit une hausse de 13.8% par rapport aux résultats vérifiés de 2018. Ce rythme de croissance annuelle de près de 7% est par an alimenté par la surtaxation des Lavallois.
Des grands projets qui "n’aboutissent pas"
L'opposition déplore que, des neuf projets qui émanent du Bureau des grands projets, tous sont du déjà-vu dans des PTI antérieurs. Le complexe aquatique, l’usine de biométhanisation, le poste de gendarmerie dans l’Ouest et le centre de service de l’Est, qui fait son retour après un an d’absence, figureraient parmi cette liste. Le centre animalier et la grande bibliothèque ont quant à eux été écartés.
Du surplace qui en dit beaucoup sur la capacité de l’administration Demers à réaliser ses projets selon le chef de l’Opposition officielle : « Le complexe aquatique, on en parle souvent, mais il faut se rappeler qu’il est au PTI depuis 2016 ! Aujourd’hui, nous n’avons aucune idée de ce qu’il se passe ou d’où on va avec ce projet-là. Le maire promet une présentation depuis des mois, on n’a toujours rien vu. Le complexe aquatique est voué à l’échec, l’équipe du maire Demers va devoir lâcher le morceau et se concentrer sur des projets qu’elle est capable de réaliser », a conclu Michel Trottier.
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