Un sursis jusqu'à la fin mars
Le recours aux agences de placement en santé doit pendre fin dans cinq régions
Les établissements du réseau public de la santé dans cinq régions ont jusqu'à lundi, inclusivement, pour mettre fin à leur recours aux agences privées de placement de personnel.
Les régions concernées sont celles des centres urbains, à savoir Montréal, la Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Laval et la Montérégie.
La fin du recours aux agences privées devait avoir lieu le 20 octobre dernier dans ces régions, mais le ministre de la Santé, Christian Dubé, leur avait accordé un sursis jusqu'à la fin mars.
Au moment d'annoncer le report de la date butoir, en août, le ministre avait fait valoir que le personnel sur le terrain lui demandait de faire preuve de «souplesse» pour assurer une transformation «mieux coordonnée».
«Nous nous adaptons, pour les patients, les patientes et le personnel. C'est la bonne chose à faire. Nous poursuivons notre objectif, tout en continuant d'offrir des soins sécuritaires à la population», avait-il plaidé dans un communiqué.
Même si elle réclame depuis des années la fin du recours aux agences privées, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) soutient que, «sans une stratégie d'embauche et de rétention efficace», la transition «risque d'aggraver la crise actuelle du réseau de la santé».
La FIQ, qui représente la grande majorité des infirmières dans l'ensemble des établissements de santé du Québec, mentionne que le recrutement demeure un défi majeur dans le réseau public.
Selon sa présidente, Julie Bouchard, la fin du recours aux agences doit aller de pair avec des investissements visant à stabiliser les équipes et à assurer la rétention du personnel.
«Il faut absolument offrir des horaires prévisibles pour mieux concilier la vie personnelle et le travail, mettre fin aux suppressions de postes et au gel des embauches, et surtout, valoriser l'expertise des professionnelles en soins pour éviter un nouvel exode», a-t-elle souligné dans un communiqué transmis lundi.
Pour les territoires «mitoyens», soit le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Mauricie, le Centre-du-Québec, l'Estrie, les Laurentides et Lanaudière, la fin du recours à la main-d'œuvre indépendante devra se faire d'ici le mois d'octobre.
Le gouvernement se donne jusqu'en octobre 2026 pour cesser de recourir aux agences dans les régions «éloignées», à savoir le Bas-Saint-Laurent, l'Outaouais, l'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine et le Nunavik.
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