Bute-Pascal: un combat propre ou rien

Par Vincent Morin\Agence QMI
Jean Pascal et Lucian Bute n'ont pas intérêt à échouer un test de l'agence mystère choisie afin d'analyser leurs contrôles antidopage.
Si l'un des deux boxeurs était testé positif à une quelconque substance interdite, l'historique affrontement prévu le 25 mai au Centre Bell, sur les ondes de la chaîne HBO, tomberait à l'eau.
«Tout est signé et accepté. Jean et Lucian y tenaient. Toutefois, si un des deux se fait prendre, il n'y aura pas de combat. Il faut savoir qu'on ne peut suspendre ou donner une amende à aucun boxeur, puisque ce n'est pas la Régie des Alcools, des Courses et des Jeux (RACJ) qui effectue ces tests», a expliqué le promoteur Yvon Michel, mercredi.
«Nous avons donc instauré une politique claire en cas de faute. Je suis toutefois convaincu que Jean et Lucian sont propres, a-t-il continué. Ils auront donc été des précurseurs de ce changement et nous pourrons réutiliser ça dans le futur puisque nous aurons la recette, même si c'est dispendieux. C'est en marche.»
Mardi, InterBox a envoyé un communiqué afin de confirmer une entente avec un groupe non identifié, chargé des tests antidopage en vue du duel.
«Ils peuvent tester les deux boxeurs quand ils le veulent, a avancé Yvon Michel. Et s'il y a une revanche, toute la période entre aujourd'hui et cette revanche sera évaluée.»
L'entraîneur de Jean Pascal, Marc Ramsay, était aussi heureux du dénouement.
«C'était une patate chaude et je sais que ça fatiguait Jean, a-t-il avoué. Angel Heredia [le nouveau préparateur physique de Pascal] et moi sommes prêts à soumettre notre athlète à n'importe quelle agence et à n'importe quel protocole.»
«Notre médecin et conseiller, le docteur Francis Fontaine, analyse tous les suppléments alimentaires de Jean et même certains médicaments, en cas de virus. Nous avons la liste de tous les produits qu'on peut prendre et ne pas prendre, question d'éviter toute contamination», a-t-il poursuivi.
Une agence secrète
Le nom de l'agence responsable du dossier Bute-Pascal est néanmoins toujours inconnu.
«C'est une compagnie internationale qui ne veut pas de publicité. C'est pour cette raison qu'elle veut garder son nom confidentiel, a déclaré Yvon Michel. Nous avons pleinement confiance en la compétence de cette compagnie.»
Alvarez, toujours en quête d'un rival
Par ailleurs, Eleider Alvarez, un autre poulain de Marc Ramsay, ne connaît toujours pas l'identité de son rival pour son choc éliminatoire au titre WBA des mi-lourds (175 livres), prévu en préliminaire au face-à-face Bute-Pascal, le 25 mai au domicile du Canadien de Montréal.
Alvarez (12-0, 8 K.-O.) devait initialement affronter Allan Green, mais la WBA a plutôt proposé le nom du Cubain Umberto Savigne. Le choix de celui-ci par l'organisme de sanction du Panama pose toutefois un léger problème.
«Ils nous ont demandé de s'entendre avec un Cubain, mais le statut de ce dernier ne lui permet pas de sortir des États-Unis», a expliqué Yvon Michel.
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