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«Une baisse de régime qui nous a fait mal»

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19 mai 2013
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Par Claude-André Mayrand
LAVAL - 

Pour une deuxième année consécutive, les Jets de Winnipeg sont passés à quelques points d’accéder au tournoi printanier de la Ligue nationale de hockey (LNH). Aux yeux de l’entraîneur adjoint Pascal Vincent, la saison écourtée a semblé être des séries éliminatoires longues de quatre mois.

«L’horaire était très éreintant et on ne trouvait pas le temps de pratiquer, explique le Lavallois de 42 ans. On a commencé en force lors des premiers matchs et en fin de saison, on a connu une séquence durant laquelle nous étions incapables de gagner des matchs. C’est une baisse de régime qui nous a fait mal.»

L’entraîneur adjoint est cependant satisfait de la progression de l’équipe, sauf au chapitre des unités spéciales.

«La clé pour gagner dans la Ligue nationale, ce sont les unités spéciales. Notre avantage numérique générait beaucoup de chances, mais on ne finissait pas nos jeux, illustre-t-il. Quant à notre désavantage numérique, il était meilleur que ce que les statistiques démontrent.»

Les longs voyages : pas une excuse

Partageant la division sud-est avec les Panthers, le Lightning, les Hurricanes et les Capitals, les Jets passaient de longues heures dans les avions, eux qui étaient la seule équipe de l’Association de l’Est à évoluer dans une ville située dans un autre fuseau horaire.

«Nous voyagions beaucoup plus que les autres, mais ce n’est pas une excuse, confie le Lavallois, qui en était à sa deuxième saison avec l’équipe du Manitoba. Les joueurs sont de bons athlètes et l’équipe d’entraîneurs a fait une bonne planification pour optimiser l’énergie des joueurs.»

Beaucoup de changements à venir

Avec le réalignement des divisions de la LNH, les Jets évolueront contre des équipes de l’Association de l’Ouest la saison prochaine, notamment contre des formations de son fuseau horaire comme les Blues de St. Louis et les Predators de Nashville, des équipes que l’organisation n’a pas affrontées cette saison.

«C’est une situation difficile à évaluer, car peu d’équipes vivent ce genre de situations, explique Pascal Vincent. On dit que l’Ouest est axé sur la rapidité et la robustesse, alors que l’Est est plus ouvert et spectaculaire. Il y aura des ajustements qui vont demander de la préparation et nous serons prêts pour ces changements.»

Sur le banc d’école

La deuxième ronde des séries éliminatoires s’amorce et Pascal Vincent regarde le tout avec attention, un petit pincement au cœur.

«On est dans cette business pour vivre ces moments-là, admet l’ancien entraîneur du Junior et des Screaming Eagles, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

J’en profite pour observer comment se comportent les joueurs et les entraîneurs, lorsqu’ils sont en avance ou lorsqu’ils tirent de l’arrière. Je suis comme sur un banc d’école.»

Pascal Vincent croit qu’il est difficile de prédire qui va remporter la Coupe Stanley, en raison de la parité dans la LNH. Il ose quand même se mouiller.

«Les Blackhawks de Chicago ont un bon mélange de tout ce qu’il faut, et c’est une équipe qui sait gagner. Si j’avais un petit montant à parier, ce serait sur eux», conclut celui qui voit les Bruins représenter l’Est en grande finale.

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